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Tania Kontoyanni a eu, dès sa sortie, un impact immédiat sur son environnement télé et cinéma( Watatatow, Le Sorcier). ------------------------- La voici donc jouant la cliente qui fait plier les genoux à Jacques Laniel. Carole Osborne le fait succomber à une tentation qui n'est pas que sexuelle. Elle représente tout ce qu'un policier ne connaît habituellement pas... en tout cas, pas d'un point de vue personnel: la culture, la liberté, l'amoralité. Une bouchée plutôt ambitieuse pour l'appétit du héros.
Entrevue avec TANIA KONTOYANNI LA CONCIERGERIE : Comment avez-vous contruit votre personnage? Tania Kontoyanni: Premièrement, j'ai commencé à élaborer mon personnage pour l'audition. En lisant le scénario, je sentais déjà une recherche d'un film sombre, plutôt noir... À la David Lynch... J'ai donc regardé toute la série de Twin Peaks, et j'ai tenté de m'inspirer des personnages féminins de Lynch. Les femmes dans ses films ont toujours quelque chose de très mystérieux et de très sensuel à la fois. Je me suis imaginé un univers plutôt sordide. Je joue toujours sur deux facettes, il y a ce que je montre et ce que je cache. Carole Osborne devait être une femme fatale, faisant partie de l' aristocratie et avec une vie sexuelle très particulière. C'est à partir de ces balises, qui étaient déjà dans le scénario, que j'ai construit madame Osborne. J'y ai ajouté un français parlé assez soutenu. C'est aussi en discutant avec Michel Poulette que nous avons construit mon personnage et son rapport avec les autres. La Conciergerie: Y a-t-il des anecdotes qui vous ont frappées pendant le tournage? T.K.: Rien de très drôle... C'est sûr que le soir où mon personnage arrive sur les lieux de l'accident, il faisait très froid... Dans le scénario la scène se passe tôt à l'automne, alors que le tournage s'est fait pendant une froide soirée de novembre. Mais bon, ça arrive sur tout bon plateau de tournage! Mais par exemple, moi j'ai eu à tourner une scène assez osée. C'était avec un bon ami, ce qui m'a enlevé un peu de pudeur... Dans le film, la scène est très courte, il fallait jouer la scène pendant au moins une minute pour le tournage. Alors pendant une minute tu fais la baise de déchéance (rires...), avec plein de monde autour. En réussissant à me mettre dans la peau de mon personnage, j'arrivais à oublier les gens. Mais quand on entend ''coupez!'', et que tout-à-coup on arrête, l'envie d'avoir notre robe de chambre revient assez vite! J'ai trouvé cela assez particulier! La Conciergerie: Ce genre de scène doit être tournée en équipe réduite... T.K.: Oui mais c'est quand-même dix personnes... Un gars pour les lumières qui simulent un motel près de la route, un réalisateur, le directeur photo, les personnes qui nous aspergeaient d'eau pour faire la sueur, quelqu'un pour les retouches de maquillage...( En riant) En plus, il a fallu essayer plusieurs positions avant d'arriver à celle-là! La Conciergerie: Y a-t-il d'autres scènes qui ont été difficiles? T.K.: La grande scène qui se passe entre moi et Serge Dupire dans la maison, il a fallu la jouer dans le désordre. C'est une scène de trois minutes qui nous a pris sept heures à tourner parce que la maison était à plusieurs niveaux et il fallait déplacer la caméra assez souvent. Alors tu joues des bribes de conversations mélangées dans le temps. C'est une scène que j'ai trouvée difficile à jouer! Mais pour parler du tournage de la Conciergerie, je peux dire que ça été un tournage très agréable. Michel Poulette est un bon vivant, il est très enthousiaste, très positif, alors ça se réflète sur le plateau de tournage. Évidemment il s'entoure de gens avec qui il s'entend bien, donc le tournage s'est très bien déroulé. La Conciergerie: Qu'est-ce que vous conseillez aux gens qui veulent commencer à faire du cinéma ou du théâtre? T.K.: Moi, personnellement, je sentais vraiment le besoin de passer par une école. Quoi qu'il y a des gens qui semblent posséder un talent naturel qui n'a pas besoin d'être travaillé. À mon avis il faut avoir une base technique. Il y des choses assez strictes à respecter: où regarder, comment bouger... On apprend un tas de choses dans les écoles. La Conciergerie: Vous avez fait le Conservatoire... T.K.: Oui, celui de Montréal... La Conciergerie: Et votre commentaire sur le cinéma en général? T.K.: Moi, comme comédienne, mon gros faible c'est pour le théâtre. Parce que le cinéma et la télévision c'est un médium de réalisateur, nous on est là au même titre que tout le reste! C'est sûr que c'est notre visage qui est à l'écran, mais si l'éclairage n'est pas bon, moi je vais avoir l'air pourri aussi! Alors qu'au théâtre, c'est moi le boss, moi j'arrive sur la scène, je suis devant le public, et à la limite, je pourrais tout changer si je sentais qu'un soir ça ne marche pas. Alors qu'à l'écran, c'est figé. En plus au cinéma, on ne tourne pas une scène dans l'ordre montré à l'écran. Je peux dire que j'ai moins de stress au cinéma, je suis quand-même nerveuse de bien faire les choses, mais le stress que tu as au théatre lorsque tu es devant le public, c'est autre chose! En fait j'adore le trac. La Conciergerie: V'a-t-on pouvoir vous voir au théâtre dans un avenir rapproché? T.K.: Cet été au Théâtre des Grands Chênes dans Le Génie amoureux , c'est le théâtre qui appartient à Martin Drainville, Normand Chouinard et Marcel Leboeuf. La Conciergerie: Nous irons voir ça! Merci beaucoup!
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